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Feux et Incendiesen France

Sources et méthodologie

Publié le · mis à jour le · par Alexis Thery

Toutes les détections affichées proviennent de sources publiques et vérifiables. Cette page décrit précisément d'où viennent les données, comment elles sont traitées et ce qu'elles ne permettent pas de dire.

Origine des données

Les foyers sont issus du système FIRMS (Fire Information for Resource Management System) de la NASA, qui diffuse en temps quasi réel les anomalies thermiques repérées par plusieurs instruments spatiaux :

Les quatre flux sont interrogés séparément puis fusionnés. Les doublons — un même foyer vu par deux satellites — sont dédupliqués à partir d'une empreinte combinant position, date, heure d'acquisition et instrument.

Les autres sources mobilisées :

Emprise géographique

Les données sont demandées sur la boîte englobante de la France métropolitaine, puis filtrées sur le contour réel du territoire par un test d'appartenance polygonale. Les détections situées en Belgique, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Suisse, au Royaume-Uni ou en mer sont écartées, de même que les enclaves étrangères.

L'affectation d'un foyer à un département repose sur le centroïde départemental le plus proche. Cette approximation est fiable à l'échelle du département ; le long des limites administratives, un foyer peut être rattaché au département voisin.

Fréquence de mise à jour

NASA FIRMS publie les détections en temps quasi réel (NRT), généralement moins de trois heures après l'acquisition, et parfois en quelques minutes pour les flux prioritaires. Le site interroge la source au maximum toutes les 5 minutes et met les résultats en cache ; l'interface se rafraîchit automatiquement toutes les 3 minutes. La carte en direct montre les détections des dernières 48 heures ; dix jours sont conservés pour le rejeu, les fiches d'incendies et le calcul des surfaces parcourues.

Grandeurs affichées

Surfaces parcourues

Deux sources coexistent sur la carte, et elles ne se valent pas.

Le périmètre officiel Copernicus EFFIS fait foi quand il existe. Il est relevé sur imagerie Sentinel-2 à dix mètres de résolution, avec sa superficie, sa commune et sa date d'éclosion. C'est la référence européenne. Son seul défaut est le délai : il faut qu'un satellite Sentinel repasse et que la scène soit exploitée, soit quelques jours.

La cartographie d'urgence le devance sur les sinistres majeurs. Quand une activation est déclenchée — cinq fois en France en juillet 2026, entre vingt-cinq minutes et vingt-deux heures après le départ du feu — elle produit un contour d'une finesse sans commune mesure, découpé en centaines de polygones distincts. Il remplace alors le périmètre EFFIS du même incendie, qui serait sinon compté une seconde fois. La fenêtre d'information de chaque périmètre indique lequel des deux produits vous consultez.

Notre estimation prend le relais pour les feux qu'EFFIS n'a pas encore traités — c'est-à-dire, précisément, ceux qui brûlent en ce moment. Elle est reconstituée à partir des points de détection FIRMS, selon la méthode ci-dessous, et affichée dans une teinte distincte. Elle est annoncée comme estimée partout où elle apparaît.

Le résultat est un ordre de grandeur défendable, pas un relevé cadastral. Sur l'incendie de Gironde de juillet 2026, cette méthode donne environ 40 600 hectares là où EFFIS en relève 38 120 : un écart de 6 %, dans le bon ordre de grandeur pour une reconstitution à partir de pixels de 375 mètres. Elle sous-estime en revanche les feux de faible intensité, que les satellites ne détectent pas, et ne remplace pas les mesures de terrain publiées après coup par les services de l'État.

Incendies suivis et statut des feux

Un foyer qui dépasse environ 80 hectares reçoit une fiche de suivi avec une URL stable. Le rapprochement d'un jour à l'autre se fait par recouvrement des cellules brûlées : un feu qui progresse garde l'essentiel de ses cellules de la veille, un feu nouveau n'en partage aucune. Deux feux qui se rejoignent ne font plus qu'une fiche, la plus ancienne. Le nom vient de la commune du foyer principal (API Découpage administratif) ; la surface retenue est le maximum atteint pendant l'épisode, remplacée par le relevé officiel EFFIS dès qu'il existe.

Le statut affiché s'en tient à ce que le satellite sait dire : « actif » signifie une détection dans les 12 dernières heures, « sans détection depuis X heures » exactement cela. Nous n'écrivons jamais « maîtrisé » ni « fixé » : ce sont des constats des services de secours au sol, pas d'un capteur à 800 km d'altitude. De même, la tendance d'intensité (en hausse, en baisse) ne s'affiche que si deux fenêtres de 6 heures consécutives ont réellement mesuré quelque chose.

Limites connues

Statut de l'information

Ce site est un outil d'information indépendant. Il ne constitue pas une source officielle de sécurité civile et ne remplace ni les communiqués des préfectures, ni les consignes des services départementaux d'incendie et de secours. En cas d'urgence, appelez le 18 ou le 112.

Réutilisation des données

Les détections brutes relèvent de la politique d'accès aux données de la NASA (NASA Earthdata Data Use Policy). Le fond cartographique est fourni par Esri, Maxar et Earthstar Geographics.