Glossaire des feux de forêt
Publié le mis à jour le 15 min de lecture
L’essentiel
- 42 termes définis, répartis entre le vocabulaire des secours, celui de la prévention, celui des données satellite et celui du danger météorologique.
- « Fixé », « maîtrisé », « éteint » sont des constats prononcés au sol par les services de secours : aucun satellite ne peut les produire.
- Un point chaud VIIRS désigne un pixel de 375 mètres de côté, soit environ 14 hectares, et non la position exacte du foyer.
- « Sans détection depuis X heures » signifie qu'aucun pixel n'a franchi le seuil lors des passages satellite de l'intervalle, trois à quatre par jour aux latitudes moyennes.
- L'obligation légale de débroussaillement (article L134-6 du code forestier) porte sur 50 mètres autour des constructions, portables à 100 mètres par le maire.
Comment lire ce glossaire
Le vocabulaire des feux de végétation appartient à plusieurs métiers qui ne parlent pas la même langue : les sapeurs-pompiers, les forestiers, les météorologues, les opérateurs de satellites. Un même incendie porte des noms différents selon qu'on l'observe depuis un camion-citerne, depuis un avion de reconnaissance ou depuis une orbite polaire. Confondre ces registres produit l'essentiel des malentendus qu'on lit pendant un grand feu.
Ce glossaire réunit 42 termes, en quatre familles : ceux des secours, ceux de la prévention, ceux des données satellite et ceux du danger météorologique. La dernière section explique pourquoi la carte en direct n'écrit jamais qu'un feu est « maîtrisé », et ce que recouvre exactement notre libellé « sans détection depuis X heures ».
Les étapes d'un feu, dans l'ordre
Ces mots forment une gradation. Chacun correspond à un constat opérationnel, jamais à une impression extérieure.
- Feu naissant
- Incendie qui vient d'éclore et dont l'étendue reste assez faible pour qu'une attaque immédiate aboutisse. Toute la doctrine française repose sur cette phase : engager beaucoup de moyens très tôt plutôt que des moyens lourds sur un feu déjà établi.
- Feu en attaque
- Phase pendant laquelle engins terrestres et moyens aériens agissent sur le front pour ralentir puis stopper la progression. Le feu gagne encore du terrain. C'est le moment où les surfaces annoncées varient le plus vite et où toute estimation est la moins fiable.
- Feu fixé
- La propagation est arrêtée : le périmètre n'évolue plus. L'intérieur brûle encore, parfois violemment, et une saute de feu ou une bascule du vent peut relancer la course. « Fixé » ne signifie donc pas « sous contrôle » au sens courant du terme.
- Feu maîtrisé
- Les flammes vives ont été abattues sur tout le pourtour et une ligne d'arrêt continue ceinture le sinistre. Le risque de reprise majeure est écarté, sans que le feu soit éteint. C'est un constat du commandant des opérations de secours, fondé sur ce que voient les équipes au sol.
- Feu éteint
- Plus aucun point incandescent ne subsiste dans le périmètre. Sur un grand feu, ce stade est prononcé plusieurs jours après la maîtrise, parfois plusieurs semaines quand la matière organique du sol brûle en profondeur.
- Noyautage (ou noyage)
- Extinction des foyers résiduels : souches, litière épaisse, tourbe, troncs couchés. Peu d'hommes, beaucoup d'eau, longtemps, sans spectacle. C'est cette opération qui sépare un feu maîtrisé d'un feu éteint, et qui explique la persistance de détections satellite après la fin médiatique d'un incendie.
- Front de flamme
- Bordure active de l'incendie. On distingue la tête, poussée par le vent ou la pente et responsable de l'essentiel de la progression, les flancs, et l'arrière, qui brûle lentement à contre-vent. La tête concentre la puissance : c'est là que les largages sont engagés.
- Sautes de feu
- Projection de particules enflammées, les brandons, emportées par la colonne de convection et déposées en avant du front, où elles allument des foyers secondaires. La distance va de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres, exceptionnellement à plusieurs kilomètres.
Les moyens et leurs mots
Le dispositif français est modulaire. Ces termes reviennent dans tous les communiqués de préfecture.
- GIFF (groupe d'intervention feux de forêts)
- Unité tactique de base : un véhicule de liaison tout-terrain et quatre camions-citernes feux de forêts, sous les ordres d'un chef de groupe. Les compositions varient légèrement d'un département à l'autre, certains substituant un camion-citerne super à l'un des quatre engins.
- Colonne de renfort
- Regroupement de trois GIFF placés sous l'autorité d'un chef de colonne, accompagné de moyens de commandement et de logistique. C'est le format des envois interdépartementaux : un département qui aide un voisin détache une colonne constituée, pas des engins isolés.
- Guet armé
- Surveillance aérienne assurée par des avions déjà chargés, qui patrouillent au-dessus des secteurs classés en danger sévère. Le sigle GAAR désigne le guet aérien armé. L'objectif est de traiter un départ dans les minutes qui suivent, avant l'arrivée des moyens terrestres.
- Tour de guet
- Vigie fixe installée sur un point haut, armée pendant la saison à risque par des guetteurs qui signalent les fumées et en donnent un relèvement. Croisés entre deux tours, ces relèvements localisent le départ souvent plus vite qu'un passage satellite.
- Largage
- Dépose d'eau ou de produit depuis un aéronef. L'attaque directe vise les flammes elles-mêmes, l'attaque indirecte pose une barrière en avant du front ou sur ses flancs. Le suivi des appareils est détaillé dans les moyens aériens.
- Retardant
- Additif, généralement à base de sels d'ammonium et de phosphates, mélangé à l'eau pour ralentir la combustion. Il agit encore après évaporation, ce qui permet de traiter une bande de végétation avant l'arrivée du feu. Sa teinte rouge sert de repère aux équipages successifs.
Prévenir et aménager
La prévention emploie un vocabulaire d'aménagement du territoire, souvent confondu dans l'usage courant.
- DFCI
- Défense des forêts contre l'incendie : l'ensemble des actions de prévention, de prévision et d'équipement du terrain. Elle recouvre les pistes carrossables, les points d'eau, les vigies, et le carroyage DFCI, quadrillage qui sert de langage commun de localisation entre intervenants.
- Pare-feu
- Bande de terrain débarrassée de toute végétation et entretenue mécaniquement. Un pare-feu n'arrête pas seul un feu de forte intensité, qu'une saute franchit sans peine ; il sert d'appui aux équipes et de voie de circulation.
- Coupure de combustible
- Zone large où la végétation a été traitée en volume et en structure pour réduire la puissance du front qui la traverse, sans être mise à nu. Elle est souvent entretenue par le pâturage ou par brûlage dirigé, et dimensionnée selon la vitesse de propagation attendue.
- Écobuage
- Brûlage pastoral d'entretien, pratiqué l'hiver par les éleveurs pour éliminer les ligneux et les refus de pâturage. Les périodes relèvent de l'arrêté préfectoral : dans les Hautes-Pyrénées, du 15 octobre au 15 avril, sur déclaration préalable examinée par une commission locale.
- Brûlage dirigé
- Feu allumé volontairement sur une surface délimitée à l'avance, par des équipes spécialisées, selon une prescription technique qui fixe les conditions météorologiques acceptables. C'est un outil de gestion du combustible forestier, distinct de la pratique agricole d'écobuage.
- Obligation légale de débroussaillement (OLD)
- L'article L134-6 du code forestier impose, pour les terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts, un débroussaillement sur 50 mètres autour des constructions, que le maire peut porter à 100 mètres. Détail dans notre guide du débroussaillement.
- Massif
- Unité géographique de gestion regroupant plusieurs communes et des espaces boisés continus. C'est l'échelle à laquelle les préfectures publient les restrictions d'accès et de travaux, généralement la veille pour le lendemain : voir l'accès aux massifs.
- Interface habitat-forêt
- Frange où l'urbanisation et la végétation s'interpénètrent. C'est là que se concentrent les départs d'origine humaine et l'essentiel des dommages aux biens. Le débroussaillement réglementaire en découle : traiter le combustible autour du bâti plutôt que le bâti lui-même.
Ce que voit un satellite
Les capteurs infrarouges ne voient pas des flammes : ils mesurent un rayonnement et le comparent à celui du voisinage.
- Point chaud
- Le centre du pixel dans lequel l'algorithme a reconnu au moins un feu, et non la position du feu. Sur la carte, un point VIIRS représente une cellule de 375 mètres de côté ; le foyer réel peut n'occuper qu'une fraction de cette surface, n'importe où à l'intérieur.
- Anomalie thermique
- Écart de rayonnement infrarouge entre un pixel et ses voisins réputés sans feu. C'est cette comparaison contextuelle, et non un seuil de température absolu, qui déclenche la détection. Le terme est plus juste que « feu » : l'anomalie peut avoir une autre origine.
- Température de brillance
- Température, en kelvins, qu'aurait un corps noir émettant le rayonnement mesuré dans une bande donnée, vers 4 µm et vers 11 µm pour les feux. Elle décrit le pixel entier : un petit foyer très chaud et une large surface tiède peuvent se ressembler.
- FRP (puissance radiative)
- Énergie rayonnée par le feu par unité de temps dans le pixel, exprimée en mégawatts. Elle sert d'indicateur d'intensité, mais dépend de l'angle de visée, de l'heure du passage et de l'opacité de la fumée. Deux valeurs ne se comparent qu'avec prudence.
- Niveau de confiance
- Indicateur de qualité de la détection : de 0 à 100 pour MODIS, trois classes pour VIIRS (basse, nominale, haute). Ce n'est pas une probabilité d'existence du feu, mais une appréciation du comportement de l'algorithme. La NASA recommande de l'utiliser de façon empirique, selon l'usage.
Les capteurs et leurs limites
Deux instruments alimentent la carte, avec des compromis opposés entre finesse et longueur de série.
- VIIRS
- Radiomètre embarqué sur les satellites Suomi-NPP, NOAA-20 et NOAA-21. Sa bande feu travaille à 375 mètres de résolution, la plus fine disponible en temps quasi réel. C'est la source principale des détections affichées sur le site.
- MODIS
- Instrument plus ancien, à bord de Terra et d'Aqua, dont les pixels feu mesurent 1 kilomètre. Moins précis que VIIRS, il conserve une valeur documentaire considérable : sa série d'observations remonte au début des années 2000, ce qu'aucun capteur récent ne peut offrir.
- Résolution au sol
- Taille du pixel projeté au sol. Un pixel VIIRS couvre environ 14 hectares, un pixel MODIS environ 100. Ce chiffre ne fixe pas la taille minimale détectable : quelques centaines de mètres carrés en feu suffisent à faire réagir un pixel, s'ils sont assez chauds.
- Passage satellite
- Survol de la zone par un satellite en orbite polaire. Aux latitudes moyennes, VIIRS offre trois à quatre passages quotidiens. Le site interroge la base FIRMS au maximum toutes les 5 minutes, mais cette fréquence ne crée pas d'observation : entre deux passages, rien de neuf n'est visible.
- Faux positif thermique
- Anomalie sans rapport avec un incendie : torchère industrielle, four d'aciérie, volcan, réverbération solaire, ou décalage de position par parallaxe quand la détection porte sur un panache élevé. Le filtrage réduit ces cas sans les supprimer ; un point isolé loin de toute végétation mérite la méfiance.
Périmètres et surfaces
Le point chaud dit qu'il se passe quelque chose maintenant. Le périmètre dit ce qui a brûlé, mais il arrive plus tard.
- Périmètre
- Contour cartographié d'une zone brûlée, tracé après coup sur imagerie satellite. Copernicus EFFIS publie les périmètres officiels que reprend le site, avec un délai de quelques jours : le temps qu'un satellite d'observation repasse par ciel dégagé et que la scène soit traitée.
- Surface parcourue
- Surface incluse dans le périmètre. Elle englobe les enclaves épargnées, qu'EFFIS ne cartographie pas en dessous de sa résolution : une surface parcourue n'est donc pas une surface intégralement détruite. Notre méthode d'estimation en direct est décrite dans nos sources et notre méthodologie.
- Imagerie Sentinel-2
- Satellites optiques européens du programme Copernicus, dont les bandes les plus fines descendent à 10 mètres. EFFIS s'en sert depuis 2018 pour cartographier des surfaces bien inférieures au seuil de 30 hectares qui prévalait avec MODIS seul.
Le vocabulaire du risque
L'indice Forêt-Météo décrit l'état de séchage de la végétation et les conditions du jour. Il ne prédit aucun feu.
- Indice Forêt-Météo (IFM, ou FWI)
- Indice adapté du système canadien mis au point à la fin des années 1960. Il combine six composantes à partir de quatre variables : température, humidité relative, vent et pluie des dernières 24 heures. Le site le calcule pour les 96 départements, sur 60 jours passés et 9 jours de prévision.
- FFMC
- Indice du combustible léger. Il suit l'humidité de la litière fine, sur les deux premiers centimètres du sol : aiguilles, herbes sèches, brindilles. C'est le seul réservoir qui réagit en heures ; une matinée de vent sec suffit à le faire remonter après une pluie.
- DMC
- Indice de l'humus. Il décrit une couche organique intermédiaire, plus compacte, dont le temps de réponse se compte en semaines. Il conditionne moins l'allumage que la difficulté d'extinction : un DMC élevé annonce des foyers profonds et de longues opérations de noyautage.
- DC
- Indice de sécheresse. Il représente les couches organiques profondes, avec un temps de réponse de l'ordre de deux mois. Un DC haut en juillet raconte l'hiver et le printemps précédents, et ne redescend pas avec un orage : c'est le meilleur marqueur de sécheresse structurelle.
- ISI
- Indice de propagation initiale, calculé à partir du FFMC et de la vitesse du vent. Il estime la vitesse à laquelle un feu se propagerait s'il démarrait maintenant. C'est la composante la plus volatile : elle peut doubler en une heure sous une entrée de vent.
- BUI
- Indice du combustible disponible, issu de la combinaison du DMC et du DC. Il exprime la quantité de matière effectivement mobilisable. Un BUI élevé associé à un ISI faible décrit une journée calme sur un massif très sec, situation qui dégénère dès que le vent se lève.
- Danger météorologique
- Ce que mesure l'indice : la propension des conditions du moment à favoriser un départ et sa propagation. Il ne dit rien de la présence d'une source d'allumage ni des moyens engagés. Lecture départementale sur la météo des forêts.
Pourquoi nous n'écrivons jamais « feu maîtrisé »
« Fixé », « maîtrisé », « éteint » sont des constats prononcés par le commandant des opérations de secours, à partir de ce que ses équipes voient et touchent : une lisière refroidie, une ligne d'arrêt tenue, un sol sondé à la main. Aucun satellite ne peut produire ce constat. Un radiomètre mesure un rayonnement infrarouge à travers l'atmosphère, quelques fois par jour ; il ignore où passent les tuyaux et si une reprise est possible. Le site n'emploie donc jamais ces trois mots de sa propre autorité. Quand une préfecture ou un SDIS les publie, ce sont eux qui parlent, et nous l'attribuons.
Ce que signifie « sans détection depuis X heures »
Ce libellé décrit exactement une chose : depuis X heures, aucun pixel VIIRS ou MODIS de la zone n'a franchi le seuil de détection lors des passages satellite intervenus dans cet intervalle. Quatre situations très différentes produisent le même affichage.
- Le feu a réellement beaucoup faibli. C'est le cas le plus fréquent, et le plus rassurant.
- Un nuage, un panache de fumée dense ou la canopée masquaient le foyer au moment du survol.
- Le foyer était devenu trop petit ou trop froid pour élever la température du pixel au-dessus du seuil.
- Aucun satellite n'est passé au-dessus de la zone pendant l'intervalle : le compteur avance, l'observation non.
Questions fréquentes
« Feu fixé » et « feu maîtrisé », est-ce la même chose ?
Non. Un feu fixé ne gagne plus de terrain : son périmètre est stabilisé, mais l'intérieur brûle encore et une saute de vent peut relancer la progression. Un feu maîtrisé est un stade plus avancé : les flammes vives ont été abattues sur tout le pourtour et une ligne d'arrêt continue ceinture le sinistre, écartant le risque de reprise majeure. Vient ensuite le noyautage, puis seulement le feu éteint.
Pourquoi le site n'écrit-il jamais qu'un feu est maîtrisé ?
Parce que c'est un constat de terrain, prononcé par le commandant des opérations de secours d'après ce que ses équipes voient et touchent. Un satellite mesure un rayonnement infrarouge à travers l'atmosphère, quelques fois par jour ; il ne peut pas savoir si une ligne d'arrêt tient. Quand une préfecture ou un SDIS emploie ce mot, nous le rapportons en le leur attribuant.
Que veut dire « sans détection depuis 6 heures » sur la carte ?
Qu'aucun pixel VIIRS ou MODIS de la zone n'a franchi le seuil de détection lors des passages satellite survenus dans ces six heures. Cela peut signifier que le feu a beaucoup faibli, mais aussi que les nuages ou la fumée masquaient le foyer, qu'il est devenu trop petit pour le capteur, ou qu'aucun satellite n'est passé sur la zone pendant l'intervalle.
Un point chaud correspond-il à la position exacte du feu ?
Non. Le point affiché est le centre du pixel dans lequel l'algorithme a reconnu au moins un feu. Pour VIIRS, ce pixel mesure environ 375 mètres de côté, soit près de 14 hectares ; pour MODIS, 1 kilomètre, soit une centaine d'hectares. Le foyer réel se trouve quelque part dans cette cellule et occupe souvent une fraction minime de sa surface.
Écobuage et brûlage dirigé, quelle différence ?
L'écobuage est un brûlage pastoral d'entretien conduit l'hiver par des éleveurs, pour éliminer ligneux et refus de pâturage ; il est encadré par arrêté préfectoral, sur déclaration préalable, avec des périodes propres à chaque département. Le brûlage dirigé est réalisé par des équipes spécialisées sur une surface délimitée à l'avance, selon une prescription technique, comme outil de gestion du combustible forestier.
Que mesure la FRP associée à certaines détections ?
La puissance radiative du feu : l'énergie rayonnée par unité de temps dans le pixel, exprimée en mégawatts. Elle sert d'indicateur d'intensité et de biomasse consommée. Elle dépend toutefois de l'angle de visée du satellite, de l'heure du passage et de l'opacité de la fumée, si bien que deux valeurs relevées dans des conditions différentes ne se comparent qu'avec prudence.
Sources
- Glossaire du feu — Prévention Incendie Forêt
- Article L134-6 du code forestier — Légifrance
- FIRMS — Foire aux questions, NASA Earthdata
- EFFIS — Rapid Damage Assessment, Copernicus
- Canadian Forest Fire Weather Index (FWI) — NCAR Climate Data Guide
- Pratique des brûlages pastoraux dirigés dits écobuages — préfecture des Hautes-Pyrénées
- Méthode canadienne de l'indice Forêt-Météo — Ressources naturelles Canada



